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ICT Authority - New Release

Communiqué de presse

L’ICTA et l’Union Africaine des Télécommunications contribuent à une nouvelle étape du développement de l’Internet en Afrique

 

Port Louis : L’ICTA et l’Union Africaine des Télécommunications contribuent à une nouvelle étape du développement de l’Internet en Afrique

L’ICTA, l’autorité régulatrice du secteur des TICs à Maurice et l’Union Africaine des Télécommunications (UAT), ont contribué à une nouvelle étape du développement de l’Internet sur le continent africain en obtenant une déclaration commune des délégués d’une vingtaine de pays d’Afrique sur la gouvernance de l’Internet.

Cette déclaration a été le point culminant du ‘Forum des décideurs et régulateurs africains des TICs sur la gouvernance de l’Internet’ qui s’est tenu du 17 au 19 mars au Centre International de Conférence Swami Vivekananda à Pailles. Le président de l’ICTA, Trilock Dwarka a félicité les 49 délégués étrangers qui se sont déplacés à Maurice, d’avoir jeté les bases d’un plan d’action pour le continent africain.

Les délégués de l’Afrique du Sud, du Burundi, du Congo, de la Côte d’Ivoire, de l’Egypte, de la Gambie, du Kenya, du Malawi…ont exprimé leur accord sur l’importance pour chaque pays d’Afrique de gérer localement leur ccTLD (domaine de premier niveau). Le ccTLD d’un pays, .mu pour Maurice ou .za pour l’Afrique du Sud, constitue aujourd’hui un enjeu stratégique; d’abord, au niveau de la visibilité du pays dans le cyber espace et ensuite, pour soutenir le développement de l’infrastructure de l’Internet ainsi que des compétences surtout techniques dans le pays.

Lors du forum, les intervenants ont souligné que lorsque des citoyens d’un pays d’Afrique s’enregistrent auprès d’un ccTLD générique tel que le .com, les frais d’enregistrement partent à l’étranger et ne peuvent donc être réinvestis localement contrairement au ccTLD propre à un pays.

Parmi les autres thèmes abordés lors de ce forum: la re-délégation ou ré appropriation des noms de domaine de plusieurs pays d’Afrique. Le ccTLD du Congo, le .cg, appartient non pas à ce pays mais à un citoyen suisse qui propose maintenant aux habitants du Congo d’utiliser le .cg contre un abonnement annuel de pas moins de 245 euros!

Dans ce contexte, les délégués étrangers du forum de l’ICTA/ UAT ont rédigé une déclaration commune dans laquelle ils demandent aux gouvernements des pays africains de prendre en charge la création du cadre multisectoriel avec les participation des différentes parties prenantes (le secteur privé, les universités et la société civile, entre autres). L’entité ainsi créée, aura la responsabilité d’entreprendre la re-délégation du ccTLD du pays.

Ils ont aussi recommandé que l’organisme qui va gérer le ccTLD d’un pays, ne doit pas être à but lucratif, à moins que la communauté Internet locale en décide autrement. Ils s’attendent également à ce que les autorités mettent à la disposition de cet organisme un capital de départ, le gouvernement ayant un rôle de facilitateur.

En outre, un consensus s’est aussi dégagé pour que les gouvernements du continent africain étant les plus grands dépositaires de contenu local, se doivent de mettre ce contenu en utilisant l’espace du nom ccTLD. L’objectif étant d’encourager le maximum d’habitants d’un Etat et d’ailleurs, à aller sur l’Internet vers le ccTLD de ce pays.

Les délégués présents ont aussi exprimé le souhait que les gouvernements développent des stratégies sur comment faire de leur ccTLD une marque nationale. Cela dans la perspective de la forte croissance du commerce électronique dans les marchés américain et européen. La vente des produits des pays africains dont Maurice, pourraient s’effectuer de plus en plus à travers l’Internet, le nom de domaine du pays, le .mu, offrant la garantie que le produit provient effectivement de Maurice.

                                               
Ce 20 mars 2009

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