
Les recommandations du Forum CTO-ICTA seront prises en considération dans le processus de gestion des catastrophes à Maurice
Les recommandations du Forum sur l’Effective Use of ICTs for Disaster Management organisé conjointement par la Commonwealth Telecommunications Organisation et l’ICTA, l’autorité régulatrice du secteur des TIC à Maurice, seront prises en considération dans le processus de gestion des catastrophes à Maurice. L’annonce a été faite cet après-midi (jeudi 5 mars) par le ministre de l’Information et de la Technologie de Communication, l’honorable Asraf Dulull en présence du président du conseil d’administration de l’ICTA, Trilock Dwarka.
Une des principales recommandations du Forum CTO-ICTA porte sur la nécessité de mettre en place une ‘National Disaster Management Agency’ afin de coordonner les actions au cas où une catastrophe s’abattrait sur l’île Maurice.
Ce Forum qui a rassemblé environ 85 participants de divers horizons (représentants de la société civile, opérateurs du secteur des télécommunications, régulateur et hauts fonctionnaires de différents ministères) a aussi mis en exergue l’importance pour Maurice de signer la Convention Tampere qui permettra ainsi à notre île de bénéficier du soutien des autres pays de la région au niveau des équipements en télécommunication.
Le groupe de travail sur les opérations du secteur des TIC à ce Forum, a mis l’accent sur la nécessité d’assurer la continuité des services de télécommunication en cas de catastrophe majeure. Le groupe a aussi insisté que les réseaux et systèmes des différents opérateurs téléphoniques soient inter opérables afin qu’en cas de dommage à un réseau, les membres du public puissent migrer vers un autre opérateur et ainsi, continuer de bénéficier de la connexion téléphonique.
D’autre part, le groupe de travail sur les opérations du secteur des TIC a suggéré l’utilisation d’un numéro de détresse pour permettre aux utilisateurs de téléphones mobiles d’être alertés à travers la diffusion cellulaire (‘cell broadcasts’). Des messages d’alertes pourraient ainsi être envoyés pour couvrir des régions géographiques données. Les ‘cell broadcasts’ offrent l’avantage de permettre l’envoi de messages d’alertes à ceux qui ont un téléphone cellulaire, indépendamment du réseau auquel ils sont connectés.
Au niveau du groupe de travail qui réunissait les cadres du régulateur, l’ICTA, plusieurs propositions ont été formulées. L’ICTA a exprimé le souhait que les services d’urgence (Police, Pompiers...) bénéficient d’un réseau de communication sécurisé et dédié à travers une fréquence harmonisée, par exemple, la ‘TETRA’. L’ICTA a également proposé qu’une partie des fonds de l’Universal Service Fund, auquel contribuent les opérateurs des TIC à Maurice, sert à financer l’achat d’équipements de communication. Ces équipements seraient ensuite mis à la disposition des différentes municipalités et conseils de district à travers l’île, pour alerter et informer les habitants avant, pendant et après le passage d’une catastrophe.
Quant au groupe qui réunissait les représentants des différents ministères dans le cadre de ce forum, ils ont exprimé le souhait qu’un organisme central soit prochainement constitué pour mener des recherches sur les dangers potentiels qui pourraient frapper Maurice ou Rodrigues afin de proposer des mesures correctives.
De son côté, Bashir Patel, le directeur de programme et de développement de la Commonwealth Telecommunications Organisation, qui agissait comme facilitateur de ce forum, a souligné qu’un tel organisme central chargé de la gestion des catastrophes, devrait aussi s’occuper des aspects de la reprise de la vie économique dans la région affectée par la catastrophe et des efforts de reconstruction.
5 March 2009 |