
ICTA va lancer un système de filtrage en ligne pour les utilisateurs de l'Internet afin de filtrer l'accès aux sites incitant à l'exploitation sexuelle des enfants
Port Louis: Dans le cadre de la Journée pour un Internet plus sûr, l'Autorité de régulation du secteur des TIC, l'ICTA va lancer une solution centralisée de filtrage des contenus en ligne afin de filtrer l'accès des utilisateurs de l'Internet à l'île Maurice aux sites favorisant l'exploitation sexuelle des enfants. Cette fonction fait partie de l'étendue des attributions de l'Autorité de régulation car conformément à l'article 18 (1) m, l'Autorité est investie de la mission de « prendre les mesures pour réglementer ou réduire les contenus malveillants sur l'Internet et les autres services d'information et de communication. », en ligne avec l'article 14 de la Child Protection Act.
L'honorable Tassarajen Pillay Chedumbrum, ministre des Technologies de l'Information et de la Communication, procédera au lancement officiel de la Solution de filtrage des contenus en ligne ce mardi 8 février 2011 à 14h00 au siège de l'Autorité de régulation du secteur des TIC.
Ce projet de filtrage des contenus en ligne permettra de filtrer l'accès des utilisateurs se trouvant à l'île Maurice, aux sites web favorisant l'exploitation sexuelle des enfants. Ce projet de l'ICTA est l'aboutissement d'un processus de consultations avec les différentes parties concernées par la protection des enfants sur l'Internet, plus particulièrement des sites web illégaux et dangereux poussant vers l'exploitation sexuelle des enfants.
Précisions techniques
L'Autorité de régulation du secteur des TIC a porté son choix sur la technologie Netclean Whitebox qui a été spécifiquement développée pour cette tâche depuis 2006. Ce système de filtrage contre l'exploitation sexuelle des enfants est actuellement hébergé à l'Autorité de régulation du secteur des TIC et il est connecté à tous les fournisseurs locaux qui offrent l'accès à l'Internet au grand public.
Le système est basé sur un protocole hybride, le Border Gateway Protocol (BGP) et le système de filtrage Uniform Resource Locator (URL). Le premier dispositif comprend un serveur contenant la liste de sites malveillants (mis sur la liste noire) et qui vérifie les adresses IP de ces sites, afin que toute demande pour ces sites soit dirigée vers le serveur de filtrage hébergé à l'Autorité de régulation du secteur des TIC au lieu du site web de destination. Au niveau du deuxième dispositif, le serveur de filtrage va vérifier l'adresse du site web, l'URL par rapport à la liste noire à travers la technique d'inspection des paquets de données et si cela s'avère être une URL malveillante, la requête ne sera pas transférée au site web de destination mais redirigée vers le serveur qui affichera sur l'écran de l'utilisateur que la page n'est pas disponible. Cependant, si le site web ne figure pas sur la liste, le filtre va traiter la requête normalement et le site web pourra être accédé par le client du FAI (Fournisseur d'accès à l'Internet). Rappelons que la liste de filtrage des adresses des sites web sera celle établie par l' Internet Watch Foundation (IWF), une organisation à but non lucratif, reconnue comme étant l'une des meilleures au niveau mondial dans la gestion de la liste des sites web malveillants favorisant l'exploitation sexuelle des enfants. En outre, leur liste est consolidée par la liste noire d'Interpol.
Ce 7 février 2011
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